Résumer mon calvaire en quelques lignes va être difficile, mais je vais essayer d’être brève.
Depuis plus d’un an, j’habite au rez-de-chaussée d’une maison de ville. Juste au-dessus de moi, il y a mon enfer : une voisine qui reçoit souvent du monde et dont le comportement rend la cohabitation très difficile.
Les premiers mois se sont bien passés : pas de bruit, rien de spécial. Puis l’hiver est arrivé, et là, l’horreur. Elle organise ce que j’appelle des « clochards parties » et invite chez elle des gens du coin. Résultat : du désordre jusqu’au petit matin, des bouteilles utilisées pour jouer au ballon prisonnier, des bagarres, la porte d’entrée de l’immeuble défoncée et de l’urine sur les boîtes aux lettres et la porte. Quand l’un de ses invités est énervé, il donne des coups de pied dans nos poubelles et les envoie sur la route.
Des bouteilles sont cassées et la cour commune ressemble à une déchetterie. Elle perd ses clés presque toutes les semaines et essaie alors d’ouvrir sa porte à coups de pieds et de poings.
Elle a une chienne qui, d’après moi, est battue et qui est très agressive. Elle a déjà mordu des gens, même si, heureusement, elle m’aime bien.
En gros, elle a fait fuir tous les locataires de l’immeuble. Je suis la seule à endurer la situation — je ne sais d’ailleurs pas comment je fais ! J’attends avec impatience que la police vienne, car elle est censée procéder à son expulsion dans les prochaines semaines. J’espère que ce sera avant la trêve hivernale.
J’allais oublier : elle a inondé mon appartement deux fois à cause de sa douche bouchée, parce qu’elle y nettoie les litières de ses trois chats.
Voilà, je crois que j’en ai oublié, mais vous avez compris l’essentiel : voisins de merde.
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