Bonjour à toutes les victimes,
Nous avons acheté une maison à la campagne car nous ne voulions plus entendre la circulation, les motos, les pompiers et les ambulances toute la journée. Nous nous sommes donc installés dans une maison mitoyenne. Le hic, c’est que nous aurions dû nous renseigner sur le voisinage (erreur monumentale… « Last Action Hero »).
Au début, c’était sympa, rien à dire, mais au bout de quelques mois (ou quelques heures, je ne sais plus), les voisins mitoyens, une famille issue d’un quartier difficile, une ZUP, ont commencé à poser problème. Ils ont trois garçons, le cauchemar !
Un jour, nous avons entendu des bruits de motos ; en regardant par la fenêtre, nous avons vu les amis du fils cadet sur des motos et scooters trafiqués. Nous pensions qu’ils allaient repartir, mais ils reviennent presque tous les jours. Chez eux, c’est un véritable moulin : le cadet a une moto, tous ses amis viennent pour une raison indéterminée, mangent chez eux, vident le frigo (selon la mère, cela l’agace mais elle ne dit rien). Ils ne semblent aller nulle part ailleurs que chez ces « baltringues », restant jusqu’à 2 h du matin en semaine et jusqu’à 4‑5 h le week‑end. Les parents se saoulent avec eux.
À plusieurs reprises, je leur ai demandé d’éteindre leur « merde » lorsqu’ils sont devant la maison, mais à chaque fois ce sont de nouveaux arrivants et la situation recommence.
Le mur qui sépare notre maison de la leur est en brique rouge, donc peu isolant. Nous les entendons s’insulter toute la journée. Ma fille de six ans les entend ; nous lui avons dit qu’ils étaient fans du film Avatar et qu’ils s’appelaient ainsi entre eux (« sale batard »). Elle répond qu’ils doivent vraiment aimer ce film, puisqu’ils s’appellent tous comme ça toute la journée.
Ils sont aussi fans de Bonnie Tyler « Turn Around », qu’ils passent à fond, comme un moment de jouissance, parfois coupé par « Ah que Johnny », ce qui n’arrange rien.
Ils possèdent un poêle à bois juste contre notre mur ; lorsque le voisin « Avatar » secoue ses braises ou ses cendres, le bruit résonne comme s’il venait chez nous. Comme nous partageons le sol, cela provoque des claquements. Après avoir secoué ses résidus, il accroche quelque chose au mur, donnant l’impression qu’il le fixe chez nous. Cela nous surprend parfois pendant un film ou un repas ; nous avons même honte d’inviter des gens à cause de ces « Avatars ».
Les amis du cadet se sont acheté des pistolets à plomb ; ils s’entraînent dans leur jardin, donc l’été ou quand il fait beau, on entend des claquements. Une carabine et deux pistolets, c’est déjà de quoi énerver les voisins, et je suis le plus gêné par leur « merde ». Nous avons même trouvé des mégots de cigarettes dans notre jardin alors que personne ne fume chez nous.
Un détail dingue : quand ils font du bruit, j’appelle la police ; dès que je raccroche, ils semblent avoir entendu l’appel et arrêtent tout, de sorte que lorsque la police passe, ils sont déjà partis ou ont cessé leurs activités… deux heures après l’appel.
Lorsqu’ils font un barbecue, ils sont dix à quinze « Avatars » dans le jardin, la musique à fond (normal pour eux). Quand je leur demande de baisser le son ou de faire moins de bruit, la réponse du voisin (« Avatar ») est : « Tu ne sais pas vivre » ou « Va vivre à la campagne ». J’admets que nous ne recevons personne et ne faisons pas la fête ; nous ne connaissons presque personne ici. Donc, selon lui, « vivre » c’est faire chier ses voisins.
Au départ, ils avaient deux chiens, dont un malade qui se grattait jusqu’au sang contre le mur mitoyen en grognant ; nous l’entendions. Je vous rassure, le chien est mort (paix à son âme, au moins là où il est il ne dérange plus personne). L’autre chien fait des cauchemars (on comprend pourquoi, vu avec qui il vit) ; il se réveille la nuit en hurlant, mais cela ne les réveille pas : soit ils dorment avec des boules quiès, soit ils n’entendent rien (ils sont tellement bourrés…).
Notre salon se trouve juste sous la chambre des parents et du fils cadet ; lorsqu’ils marchent, le plancher tremble. L’isolation étant quasi nulle, ils font toujours tomber quelque chose sur le parquet, ce qui nous fait sursauter la nuit et même en journée, à cause des « Avatars ». Devinez qui s’est chargé de l’aménagement de notre maison ? Oui, c’est lui l’« Avatar », avant il était le propriétaire ; donc le bruit du voisin ne peut pas les gêner, mais l’inverse… sinon, à part ça, tout va bien.
Le deuxième fils n’est plus vraiment présent, ayant quitté le domicile après avoir reçu des coups de poing de son père, il est parti avec sa copine de 33 ans. Le dernier, âgé de dix ans, mesure seulement 1 m ; l’alcool n’aide pas à grandir. Il serait prétendument en accident de travail, mais cela ne l’empêche pas de couper du bois dans la cave avec une scie circulaire, ce qui est particulièrement désagréable quand on regarde un petit film. Le fils aîné vient d’obtenir son permis ; fini la moto, maintenant c’est la voiture avec sono à fond, toujours l’« Avatar ». Ils ont des chats non stérilisés et nourrissent les chats de la rue, ce qui entraîne constamment de nouveaux chatons qui grandissent… vivement que nous achetions une maison individuelle l’année prochaine !
Il m’est arrivé d’aller chez eux par obligation ; j’y ai trouvé des puces qui me grimpaient dessus, sans parler de l’odeur infecte qui règne chez eux. On sait quand leur porte ou fenêtre est ouverte dès que l’on ouvre la nôtre.
En résumé, ce sont vraiment des voisins de merde.
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